Définition
Instrument structuré auto‑administré ou administré par un enquêteur qui enregistre la fréquence et les tailles de portions usuelles d’un ensemble d’aliments définis sur une période de référence donnée, utilisé pour estimer l’apport alimentaire habituel et le classement relatif des individus en études épidémiologiques.
Principe
Principe
La fréquence déclarée et la taille de portion pour une liste standardisée d’aliments sont converties, à l’aide de tables de composition alimentaire, en estimations moyennes d’apports en nutriments ou en groupes alimentaires sur la période de référence, en insistant sur le classement des individus plutôt que sur l’exactitude des apports absolus journaliers.
Démonstration
Démonstration
Scénario illustratif — Situation : une étude épidémiologique collecte des réponses à un QFA portant sur l’année écoulée. Reconnaissance : les participants indiquent fréquence et portion habituelle pour les items listés. Action : les réponses sont codées et reliées aux tables de composition pour estimer les apports moyens en nutriments par personne. Conséquence : les investigateurs obtiennent des estimations relatives d’apport utilisées pour étudier des associations avec des issues de santé au niveau de la population.
Mauvaise application
Mauvaise application
Utiliser un QFA pour estimer un apport à court terme précis ou appliquer un QFA développé dans une population à une autre sans le valider ; ces usages introduisent des erreurs de mesure systématiques et une mauvaise classification.
Conséquence
Conséquence
Les QFA sont pratiques pour les grandes études afin d’estimer l’apport habituel et de classer les individus ; les erreurs de mesure (biais de rappel, listes alimentaires limitées, estimation des portions) tendent à atténuer les associations et peuvent biaiser les résultats si l’erreur est corrélée à l’issue ou aux covariables.
Inversion
Inversion
Pour des questions portant sur l’apport à court terme, les habitudes à l’échelle d’un repas ou l’apport nutritionnel précis au niveau individuel, des méthodes comme plusieurs rappels de 24 heures ou des carnets alimentaires pesés sont préférables ; la validité du QFA dépend aussi de la compatibilité culturelle et de l’offre alimentaire avec la liste du questionnaire.
Limite
Limite
Clairement dans : QFA semi‑quantitatifs qui listent des aliments avec catégories de fréquence et tailles de portion pour estimer l’apport habituel sur des mois/années. Cas limite : QFA courts visant un seul composant diététique (p. ex. fruits et légumes) — suffisants pour certaines hypothèses mais limités globalement. Clairement hors : rappel alimentaire de 24 heures unique ou carnet alimentaire pesé visant à capturer l’apport effectif sur des jours précis.
Tension sémantique
Tension sémantique
Charge versus étendue : les QFA réduisent la charge sur participants et enquêteurs, permettant de grands effectifs, mais cette économie limite le détail alimentaire et la précision par rapport aux rappels ou aux carnets pesés.
Synthèse
Synthèse
Le QFA est un outil pragmatique pour estimer l’apport habituel et classer les participants dans de grandes études ; l’interprétation des associations doit tenir compte de ses erreurs systématiques et aléatoires et, si possible, reposer sur une validation ou calibration par des mesures plus détaillées ou des biomarqueurs.