Définition
Hypothèse écologique selon laquelle une augmentation de la diversité des espèces hôtes peut réduire le risque de transmission d’un pathogène vers un hôte focal en diminuant les taux de rencontre avec des réservoirs ou vecteurs compétents, en modifiant la compétence de la communauté hôte ou en changeant le comportement ou la densité des vecteurs.
Principe
Principe
Dans certaines conditions écologiques — lorsque les espèces ajoutées sont de faibles réservoirs ou réduisent le contact des vecteurs avec les hôtes compétents — l’augmentation de la biodiversité diminue la transmission vers l’hôte focal ; l’effet dépend de la distribution de compétence des hôtes, des abondances relatives et de l’écologie des vecteurs.
Démonstration
Démonstration
Situation : Un paysage contient un petit mammifère réservoir et un vecteur qui pique plusieurs espèces. Reconnaissance : L’introduction ou la conservation d’espèces de petits mammifères non compétentes réduit la probabilité que le vecteur rencontre le réservoir compétent. Action : On met en œuvre une gestion de l’habitat qui augmente la richesse spécifique. Conséquence : Dans le scénario modélisé, la transmission vers l’hôte focal diminue parce que les taux de rencontre avec le réservoir compétent baissent.
Mauvaise application
Mauvaise application
Supposer que la biodiversité réduit toujours le risque de maladie. L’erreur sémantique est de généraliser des résultats dépendant du contexte ; les espèces ajoutées peuvent au contraire être des réservoirs compétents ou accroître les populations de vecteurs, entraînant aucun effet de dilution ou un effet d’amplification.
Conséquence
Conséquence
Si elle s’applique dans un système donné, l’hypothèse d’effet de dilution soutient des mesures de lutte compatibles avec la conservation ; toutefois, la gestion fondée sur cette idée doit s’appuyer sur des données spécifiques au système sur la compétence des hôtes, le comportement des vecteurs et la composition communautaire.
Inversion
Inversion
L’hypothèse s’inverse lorsque les espèces additionnelles sont des réservoirs compétents, lorsqu’elles augmentent l’abondance ou le contact des vecteurs, ou lorsque les changements communautaires modifient les densités d’hôtes en faveur de la transmission ; alors la biodiversité peut amplifier la maladie plutôt que la diluer.
Limite
Limite
Clairement compris : Système vectoriel à hôtes multiples où des hôtes non compétents supplémentaires réduisent la piqûre du vecteur sur les réservoirs compétents et abaissent l’infection de l’hôte focal. Cas frontière : Communauté diverse avec espèces compétentes et non compétentes mélangées — le résultat dépend des abondances relatives. Hors définition : Pathogène monohôte ou systèmes où la transmission est indépendante de la composition communautaire (p. ex. pathogènes directement transmissibles et spécifiques).
Tension sémantique
Tension sémantique
Tension entre objectifs de conservation de la biodiversité et de lutte contre les maladies : conserver la diversité peut réduire la maladie dans certains systèmes mais l’augmenter dans d’autres, exigeant une évaluation des compromis.
Synthèse
Synthèse
L’effet de dilution présente le risque de maladie comme une propriété émergente de l’écologie communautaire plutôt que comme une simple fonction de la richesse spécifique : sa présence dépend de la compétence des hôtes, des abondances relatives et de l’écologie des vecteurs, si bien que la biodiversité n’est ni un remède universel ni un facteur de risque universel.